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KNTAB

Spécialiste DOM

Stock-options

Stock-options — fiscalité salarié

Calculez la fiscalité d'options de souscription d'actions (CGI 80 bis + 163 bis C). Rabais en salaire, gain de levée au barème IR, plus-value au PFU 31,4 %.

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Qu'est-ce qu'une stock-option ?

Une stock-option vous donne le DROIT (sans obligation) d'acheter un nombre fixé d'actions à un prix défini (le strike). Si l'action prend de la valeur, vous achetez à prix bas et revendez à prix haut. Si elle baisse, vous laissez tomber l'option (vous ne perdez rien, vous n'avez juste pas exercé).

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À qui ça s’adresse ?

Stock-options classiques (CGI 80 bis) — éligibilité plus restrictive que les AGA.

Salarié

CDI, CDD, alternants. Bénéficiaire ne devant pas détenir > 10 % du capital social.

Mandataire social (PDG, DG, gérant)

Président SA / SAS, directeur général, gérant. À condition d'avoir un mandat actif.

Actionnaire détenant > 10 % du capital

NON éligible. Stock-options conçues pour intéresser des employés, pas pour transférer des actions à des actionnaires majoritaires.

Administrateur simple (sans mandat exécutif)

NON éligible. Doit avoir un mandat exécutif (DG, président) pour bénéficier des stock-options.

Salarié filiale

Oui si la filiale est détenue à ≥ 10 % par la société émettrice. Le plan doit explicitement le prévoir.

Forme juridique : SAS / SA / SCA

OK : ces formes peuvent attribuer des stock-options. Les statuts doivent le prévoir.

Forme juridique : SARL / EURL

NON éligible. SARL ne peut pas émettre d'options de souscription d'actions.

Freelance / consultant externe

NON éligible. Pas de lien de subordination avec la société émettrice.

Vos paramètres

Territoire

L'abattement IR DOM (CGI 197 I-3) s'applique sur l'IR du gain.

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Stock-options en 4 points

Rabais imposé comme salaire

Les stock-options (CGI 80 bis) accordent le droit d'acheter des actions à un prix fixé (souvent < valeur de marché). Le 'rabais' (différence entre prix d'exercice et valeur d'attribution) est imposé en SALAIRE l'année d'exercice : barème IR + cotisations sociales. Régime moins favorable que BSPCE (PFU) ou AGA (abattement 50 %). Utilisé essentiellement par les grandes entreprises non éligibles BSPCE.

CGI art. 80 bis

Gain levée : barème IR si < 5 ans

Au moment de la levée d'option : gain = valeur action ce jour − prix d'exercice. Imposé au barème IR (CGI 200 A) + PS si conservation < 5 ans. Si conservation ≥ 5 ans : abattement 50 % sur la fraction < 300 K€ (idem AGA, CGI 80 bis). Moins favorable que BSPCE (PFU 12,8 %). À utiliser pour les sociétés > 15 ans non éligibles BSPCE.

CGI art. 200 A

PV cession : PFU 31,4 % standard (2026)

Une fois les actions levées, leur cession ultérieure suit le régime des PV mobilières standards : PFU 31,4 % par défaut depuis 2026 (option pour barème possible). PV calculée par rapport à la valeur de levée. Sur une action levée à 10 € puis vendue 30 € : 20 € de PV au PFU 31,4 % ≈ 6,30 € d'impôt. Cumulé avec l'imposition du rabais initial, fiscalité totale plus lourde que BSPCE.

CGI art. 200 A

Cotisations sociales : 30 % salariale

Sur le rabais imposable comme salaire : cotisations sociales standard ~22 % salarié + 42 % patronal. Plus contribution salariale spécifique 10 % (CSS L137-14) si conservation < 4 ans. Coût total souvent > 50 % du gain — bien moins favorable que BSPCE (0 % cotisations) ou AGA (30 % patronal, contribution salariale seulement au-delà de 300 k€). À budgéter complètement pour comparer les outils d'actionnariat salarié.

CSS art. L137-14

Questions fréquentes stock-options

Quand utiliser des SO plutôt que des BSPCE ?+

SO : pour sociétés > 15 ans, ETI/grands groupes non éligibles BSPCE, ou sociétés cotées avec capitalisation > 150 M€. BSPCE : pour startups < 15 ans, IS, non cotées. Si éligible BSPCE, toujours préférer (fiscalité 12,8 % flat vs barème IR + cotisations en SO). Les SO sont un instrument 'historique' progressivement remplacé par BSPCE pour les jeunes structures.

Comment fixer le prix d'exercice ?+

Le prix d'exercice doit être défini lors de l'attribution. Pour société non cotée : valeur de marché à l'attribution (DCF, multiples comparables). Trop bas = rabais immédiat imposé fortement. Trop haut = peu d'intérêt pour le bénéficiaire. Standard : prix d'attribution = valeur de la dernière levée OU prix négocié avec investisseurs. Faire valider par un expert pour éviter les contestations URSSAF/fisc.

Et si je quitte avant l'exercice ?+

Conditions définies par le règlement du plan. Cas standards : (1) démission/licenciement faute = perte des SO non exercées, (2) good leaver (retraite, maladie, décès) = exercice anticipé possible, (3) acquisition de la société = exercice automatique avant cession. Bien lire le règlement avant de signer — clauses parfois défavorables aux salariés (ex. : forfait sortie limité).

Imposition à la levée vs à la cession ?+

Deux événements fiscaux distincts : (1) à la LEVÉE (paiement du prix d'exercice + acquisition action) → imposition du rabais excédentaire (fraction de la décote au-delà de 5 %) au barème IR + cotisations, (2) à la CESSION (vente action) → PFU 31,4 % sur la PV (valeur cession − valeur de levée). Stratégie : étaler les deux événements sur des années différentes pour lisser la fiscalité, surtout en cas de TMI variable.