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Simulateur fiscal

Régime Impatriés — exonérations fiscales 8 ans (CGI 155 B)

Calculez vos exonérations fiscales en tant qu'impatrié appelé de l'étranger pour exercer en France : prime d'impatriation (réel ou forfait 30 %), fraction de rémunération correspondant à l'activité réellement exercée à l'étranger, revenus passifs étrangers (50 %). Le plafonnement se choisit chaque année : 50 % de la rémunération totale, ou 20 % sur la seule fraction étrangère.

Vos parametres

Info : Prime : réel OU forfait 30 % de la rémunération nette. Plancher : la rémunération imposable nette de la prime ne peut passer sous la rémunération de référence. Activité étranger : prorata des jours réels, sans forfait possible. Plafonnement au choix : 50 % de la rémunération totale, ou 20 % sur la seule fraction étrangère (CGI 155 B I). Revenus passifs étrangers exonérés d'IR à 50 %.

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Comprendre le régime impatriés en 6 points

Conditions cumulatives strictes

Pour bénéficier du régime, vous devez : (1) ne pas avoir été résident fiscal français pendant les 5 années civiles précédant la prise de fonctions ; (2) être recruté directement depuis l'étranger par une entreprise française OU détaché par une entreprise étrangère ; (3) devenir résident fiscal français après la prise de fonctions. Le régime est appliqué automatiquement si conditions remplies — pas d'agrément à demander.

CGI art. 155 B I

Prime d'impatriation : réel ou forfait 30 %

Le réel correspond au montant exact de la prime prévue au contrat, sans plafond propre. Le forfait vaut 30 % de la rémunération nette de cotisations sociales et de CSG déductible, avant abattement de 10 % — sans justificatif à produire. Depuis la loi de finances pour 2019, ce forfait n'est plus réservé aux recrutés directs : il est aussi ouvert aux salariés détachés ou mutés dans le groupe, pour les prises de fonctions à compter du 16 novembre 2018.

CGI art. 155 B I + BOI-RSA-GEO-40-10-20 §§ 90 et 102

Activité à l'étranger : toujours au réel, jamais au forfait

La part de rémunération correspondant à l'activité exercée à l'étranger est exonérée à condition que les séjours soient effectués dans l'intérêt direct et exclusif de l'employeur. Elle se calcule au prorata des jours effectivement travaillés à l'étranger sur les jours d'activité totale, temps de transport exclu. Il n'existe aucune option forfaitaire : sans jour de déplacement, l'exonération est nulle.

CGI art. 155 B I + BOI-RSA-GEO-40-10-20 §§ 240 et 250

Plafonnement : 50 % global ou 20 % sur la part étrangère

L'exonération totale est plafonnée, au choix : soit l'ensemble (prime + activité à l'étranger) est limité à 50 % de la rémunération totale, soit la seule fraction correspondant à l'activité à l'étranger est limitée à 20 % de la rémunération imposable nette de la prime. Ce choix n'est pas définitif : il se refait chaque année à la déclaration, ce qui permet de suivre l'évolution des déplacements.

CGI art. 155 B I-3 + BOI-RSA-GEO-40-10-20 §§ 280 à 330

Plancher : la rémunération de référence

La rémunération nette de la prime d'impatriation ne peut pas descendre sous celle versée pour des fonctions analogues dans l'entreprise, ou à défaut dans des entreprises similaires établies en France. Si elle y descend, la différence est réintégrée : c'est la prime exonérée qui est rognée. L'exonération de l'activité à l'étranger s'applique ensuite, par-dessus. À documenter par un comparatif salarial.

CGI art. 155 B I + BOI-RSA-GEO-40-10-20 §§ 110 et 340

Revenus passifs étrangers : 50 % exonéré d'impôt

Les revenus de capitaux mobiliers, les produits de la propriété intellectuelle ou industrielle et les gains de cession de valeurs mobilières sont exonérés d'impôt sur le revenu à hauteur de 50 %, à condition que leur paiement soit assuré par une personne établie hors de France, dans un État lié à la France par une convention d'assistance administrative contre la fraude et l'évasion fiscales. Attention : les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la totalité. Symétriquement, les moins-values ne sont constatées qu'à hauteur de 50 %.

CGI art. 155 B II + BOI-RSA-GEO-40-10-30-30 § 50

Durée 8 ans + sortie du régime

Le régime court jusqu'au 31 décembre de la 8e année civile suivant celle de la prise de fonctions, lorsque celle-ci intervient à compter du 6 juillet 2016 (5 ans auparavant). Au terme : retour automatique au régime commun, sans transition. Anticiper l'impact fiscal de la sortie. Leviers classiques : versements PER en dernière année du régime, donations programmées.

Loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016, art. 71 + BOI-RSA-GEO-40-10 § 20

Questions fréquentes Régime Impatriés

Un Français de retour d'expatriation peut-il bénéficier du régime ?+

OUI, à condition d'avoir été non-résident fiscal français pendant les 5 années civiles précédant le retour (et non pas la nationalité). Un Français qui a vécu 5 ans à Singapour peut donc bénéficier du régime à son retour s'il est recruté par une entreprise française. Cas fréquent pour les cadres internationaux. Vérifier les attestations fiscales étrangères des 5 dernières années.

Le régime est-il compatible avec une rémunération en stock-options ou actions gratuites ?+

OUI, mais avec subtilités. Les actions gratuites (AGA) attribuées avant ou pendant le régime sont éligibles à l'exonération impatriés au moment de l'acquisition (et non de la cession). Pour les stock-options, le gain d'exercice peut être partiellement exonéré selon le ratio jours étranger / total. Les plus-values de cession ultérieures suivent le régime des PV mobilières. Cas complexes — toujours valider avec expert.

Puis-je changer d'employeur en cours de régime ?+

OUI, à condition que le changement intervienne après le début du régime ET que vous restiez résident fiscal français. Le régime se poursuit jusqu'à la 8ème année à compter de la prise de fonctions INITIALE en France (pas du nouveau contrat). Pas de réinitialisation du compteur. Attention : un retour à l'étranger même temporaire peut interrompre le régime.

Comment justifier les jours d'activité à l'étranger ?+

Par tous moyens : ordres de mission, billets de transport, notes d'hôtel, e-mails de confirmation client, agendas exportés. L'administration vérifie la cohérence — un commercial qui déclare 100 jours à l'étranger doit pouvoir produire 100 dossiers de mission. Attention : le temps de transport n'est pas compté comme jour d'activité à l'étranger, et il n'existe aucun forfait de repli. Un défaut de preuve ramène l'exonération à zéro.

Quelle déclaration fiscale ?+

Cocher la case 1AJ ou 1BJ pour le salaire impatriés (case spécifique selon les années) sur la 2042. Joindre formulaire 2042-IMP avec : (1) montant prime impatriation et option choisie ; (2) jours étranger et total + option ; (3) revenus passifs étrangers + leur origine. Les données sont transmises automatiquement par l'employeur (DSN) mais à vérifier sur l'avis pré-rempli.

Le régime impatriés est-il compatible avec le PER ?+

OUI, parfaitement compatible. Les versements PER restent déductibles selon le plafond CGI 163 quatervicies, ET la rémunération imposable post-impatriés sert de base au calcul du plafond PER (10 % de la rémunération imposable, pas de la brute). Stratégie : maximiser les versements PER pendant la 8ème année du régime impatriés pour réduire encore l'IR avant la sortie. Voir notre simulateur PER / Madelin.

Régime impatriés en 4 points

Prime d’impatriation exonérée à 30 %

Le régime impatriés (CGI 155 B) permet d'exonérer la prime d'impatriation versée à un salarié venant en France pour la première fois depuis 5 ans. Exonération = montant de la prime, ou option forfaitaire de 30 % de la rémunération. Sur un salaire de 200 K€, 30 % soit 60 K€ sont exonérés d'IR. Économie pour TMI 41 % : ~24 600 €/an pendant 8 ans.

CGI art. 155 B

Durée 8 ans (jusqu'à fin 8e année)

Le régime s'applique pendant 8 ans à compter de l'année de prise de fonctions en France (CGI 155 B-V). Si l'arrivée est le 01/06/N, l'exonération couvre N à N+8 (incomplet sur N et N+8). Au-delà, retour au régime de droit commun. Bien anticiper la sortie du régime — l'année 9 voit un saut d'impôt important (souvent + 30-50 %).

BOI-RSA-GEO-40-10

Exonération aussi sur revenus passifs étrangers

En plus de la prime d'impatriation, le régime exonère 50 % des revenus passifs de source étrangère (dividendes, intérêts, redevances) perçus pendant la durée du dispositif. Utile pour les cadres internationaux conservant leur portefeuille à l'étranger. Conditions strictes : revenus de pays conventionnés UE ou OCDE. Bien documenter l'origine et la fiscalité d'origine pour éviter la double imposition.

CGI art. 155 B-II

Conditions strictes d’éligibilité

Conditions cumulatives : (1) ne pas avoir été résident fiscal français les 5 années précédentes, (2) être appelé en France par un employeur (ou venir comme dirigeant/mandataire d'une société française), (3) prise de fonctions effective sur le territoire français. Les passages en Outre-mer comptent comme territoire français. Le régime ne s'applique pas aux retours après expatriation courte (< 5 ans).

BOI-RSA-GEO-40-10-10

Questions fréquentes impatriés

Mon entreprise n'a pas prévu de prime d'impatriation, je peux quand même en bénéficier ?+

Oui via l'option forfaitaire 30 %. Sans prime explicite dans le contrat, le salarié peut opter pour l'exonération forfaitaire de 30 % de sa rémunération (plafonnée à un comparable français). Exemple : salaire 150 K€, exonération forfaitaire = 45 K€. À indiquer dans la déclaration IR. Conserver la documentation (contrat, lettre de mission, justificatifs d'arrivée) pendant 10 ans.

Le régime s'applique-t-il aux résidents DOM ?+

Oui pleinement. L'arrivée à La Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane ou Mayotte ouvre droit au régime impatriés si les conditions sont remplies. Cumul possible avec l'abattement IR DOM 30/40 % : exonération 30 % impatriés sur la rémunération PUIS abattement DOM sur l'IR brut résultant. Très favorable pour attirer des cadres qualifiés en DOM.

Les charges sociales sont-elles exonérées aussi ?+

Non. Le régime impatriés est purement fiscal (IR uniquement). Les charges sociales (URSSAF, retraite complémentaire, PS) restent dues sur l'intégralité de la rémunération, y compris la part exonérée d'IR. C'est une distinction importante : on parle d'optimisation IR, pas d'optimisation coût employeur. Notre simulateur 'coût salarié' tient compte de cette nuance.

Puis-je prolonger au-delà de 8 ans ?+

Non, le régime n'est pas prorogeable. À l'issue de la 8e année, le contribuable bascule sur le régime de droit commun. Conseil : anticiper la sortie en décembre N+7 pour ajuster (revue de salaire, dividendes, optimisation patrimoniale). Certains contribuables choisissent d'expatrier à nouveau pour 5 ans afin de redevenir éligibles à un futur impatriement. Stratégie audacieuse à étudier au cas par cas.